L’Homme-objet

J’ai lu un article intitulé Illusion de pouvoir par la nudité au cinéma qui évoque et dénonce la nudité au cinéma, tant la femme est objectivisée afin de devenir sujet des fantasmes des hommes.

Il est vrai que l’on a tendance à « sexualiser » les femmes au cinéma, notamment je pense dans le cinéma américain. Il n’y a pas forcément vraiment de nudité, mais on a tendance à mettre en valeur les atouts féminins pour plaire au public masculin.
Toutefois, je pense que ce phénomène d’objectivisation des femmes se retrouve également chez les hommes, dans le milieu du cinéma mais pas seulement.

Par exemple dans les gros films américains, on a tendance à mettre en vedette des adolescents au physique avantageux, plaisant pour le public féminin. C’est le choix qui a été fait par exemple pour The Amazing Spider-Man, où l’acteur choisi, Andrew Garfield, contraste complètement avec l’acteur qui avait été choisi dans les premiers films Spider-Man, Toby Maguire.
Les producteurs ont en effet choisi de prendre un acteur au physique avantageux, laissant de côté l’aspect « looser » de l’ancien Spider-Man pour laisser place à un personnage plus sûr de lui et plus « beau gosse ».
Dans le film 50 Nuances de Grey par exemple, l’acteur qui a été choisi, Jamie Dornan, est mannequin, ce qui traduit bien cette volonté de prendre avant tout des acteurs qui plaisent au public féminin. Et d’ailleurs, on voit souvent l’acteur torse nu pendant le film.

Dans le milieu musical aussi, on produit beaucoup d’artistes qui ont pour atout principal leur physique plaisant, plus que leur musique. Je pense par exemple aux jeunes chanteurs comme Justin Bieber, Austin Mahone, ou encore aux boys band comme One Direction.
En Corée du Sud, un style de musique appelé K-Pop est très répandu, et on produit énormément de Boys Band aux chorégraphies et aux capacités vocales extrêmement maitrisés, voici un exemple parmi tant d’autres (et il y en a vraiment une infinité, c’est un style qui marche très bien, la K-Pop étant la seule musique capable de rivaliser avec les grosses productions américaines):

Là encore, on voit que les chanteurs ne sont pas choisis au hasard.
Et la production est très minutieuse, on le voit tant dans la qualité de la vidéo que dans la maîtrise des chorégraphies.
D’ailleurs, certains producteurs de K-Pop sont assez impitoyables dans leur façon de traiter leurs artistes.
Ces artistes deviennent en fait des produits, des objets faits pour plaire à un maximum de monde (et surtout à un public féminin).

 

(Article en cours d’écriture)

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Le maintien de la stupidité

idiot

Dans son livre « Propagande, médias et démocratie », Chomsky évoque le fonctionnement d’une démocratie, et l’usage de la propagande et des médias dans le but de faire consentir le peuple aux idées d’une élite dominante.
Pour Chomsky, la propagande est à la société démocratique ce que la matraque est à l’Etat totalitaire.

Chomsky évoque d’ailleurs une manière d’organiser la population avancée par Lippman, qui sépare les gens en deux groupes: Les « spécialistes », un groupe minoritaire censé être à la tête de la gestion des affaires politiques, économiques et idéologiques, ceux qui comprennent ce qu’est le « bien commun », et les autres, majoritaires, qu’il appelle le « troupeau dérouté », ceux qui sont trop stupides pour comprendre les choses.

Nous faisons parti de ce troupeau dérouté. Il est clair que nous sommes trop stupides pour prendre des décisions par rapport aux affaires qui nous concernent. Notre pouvoir se limite donc à choisir un leader, celui qui va prendre des décisions à notre place, car nous serions incapable de prendre des décisions nous même sans causer des problèmes.
Cela revient à l’illusion du choix. Nous votons pour un parti ou pour un notre, mais au final, ce n’est pas nous qui décidons de l’avenir de notre pays. On permet juste à un groupe minoritaire ou à un autre de prendre les décisions plus raisonnables que celles que nous pourrions avoir.


1- Le culte de la stupidité

Nous sommes stupides, c’est un fait indiscutable. Il serait irréaliste et prétentieux de dire le contraire.
De plus, les médias cherchent justement à maintenir chez nous cet état de stupidité.

Les plus grosses émissions de télé et de radio, c’est-à-dire celles qui ont le plus d’audience/d’auditeurs, sont celles qui poussent le moins à la réflexion, ce sont celles qui se contentent de nous divertir, sans rien nous apporter.
En 2015 par exemple, pour ce qui est de la télévision, les plus grosses audiences reviennent à la coupe du monde de Football sur TF1, au journal de 20h sur France 2, au feuilleton « Plus belle la vie » sur France 3, etc.

Et pourtant, c’est nous qui faisons qu’une radio devient célèbre plutôt qu’une autre, qu’une émission ait plus d’audience qu’une autre.

Qu’est-ce que cela signifie? Que nous ne VOULONS pas réfléchir. En fait, comme nous sommes déjà stupides, nous avons naturellement tendance à vouloir rester dans cet état de stupidité, voir à l’accentuer. C’est plus facile pour nous, qui ne sommes pas prédisposés à réfléchir. Nous avons juste à allumer la télé, et à regarder bêtement une émission, en étant allongé dans son canapé, sans se creuser la tête.

Et même lorsque l’on croit réfléchir, cela n’est qu’illusion.
Beaucoup de personnes vont critiquer ou adhérer à un parti politique en se basant sur des idées reçues, ou sur quelques buzz politiques qui peuvent avoir eu lieu, sans jamais avoir cherché à voir le fond des idées avancées.

Nous bénéficions d’un accès simplifié à la stupidité.
Vous pouvez allumer la télé à n’importe quel moment, vous trouverez toujours une émission stupide faite pour les gens stupides que nous sommes.
Allumez la radio, vous tomberez probablement sur une musique stupide avec des paroles stupides que vous n’écouterez même pas, mais vous la laisserez quand même parce que c’est dansant, c’est rythmé, c’est cool.
Sur internet, faites confiances à votre fil d’actualité Facebook et à Youtube pour vous recommander les plus gros hits, les plus gros buzz du moment. Inutile d’aller chercher plus loin.

2- Stupides, mais dociles

Non seulement nous sommes stupides, mais nous sommes également dociles.

Il est très facile de nous mettre en tête une idée, en utilisant un certain langage, une certaine façon de parler, une certaine mise en scène.

Prenons un discours « très émouvant » de Nicolas Sarkozy, ajoutons une musique électro épique, et cela donne une vidéo qui nous fera immédiatement verser une larme et adhérer aux propos de cet homme:

En fait, et c’est ce dont parle Chomsky, nous nous laissons dominer par nos émotions. Ce sont elles qui nous animent, qui nous font agir.
Nous ne sommes pas capable de raisonner, puisque nous ne nous fions qu’à nos émotions.

Lorsque l’on regarde un film par exemple, la mise en scène est parfois telle que l’on va éprouver des émotions vis-à-vis de certains personnages. On va adhérer aux propos des personnages en question, non pas grâce au fond des propos, mais grâce à la forme avec laquelle ils sont avancés. Il en est de même dans le cadre d’un documentaire, voir même d’un documenteur.
Si des personnes avancent avec conviction que l’Homme n’a pas marché sur la lune et que les images que nous connaissons de la lune ont en fait été tournées en studio par Kubrick, nous y croiront naturellement dur comme fer, car c’est la télévision qui le dit, et que tout ce que l’on voit à la télévision est vrai. Car ce sont justement des « spécialistes » qui en parlent.

D’ailleurs, de manière plus large, si une majorité de personnes avance une idée, il n’y a pas d’autre choix que de rejoindre cette idée. Nous sommes trop stupide pour nous permettre de penser autrement, il est donc logique de croire en la majorité.

3- Qui sont les spécialistes?

Au final, les spécialistes, ce ne sont pas uniquement les dirigeants politiques.

Les réalisateurs, chanteurs, acteurs, etc. Bref, les artistes de manière générale, qui veulent nous enseigner quelque chose: Ce sont EUX les spécialistes.
Nous devons donc les écouter, prendre exemple sur leur sagesse.

Les médias ne sont qu’un moyen de nous faire part de ces messages que les artistes veulent nous transmettre, et de les intensifier, de les sublimer pour qu’ils deviennent alors plus crédibles et que nous n’ayons d’autre choix que d’y adhérer.

Il n’y a aucune utilité à aller vérifier les sources des informations, car il est certain que ce qui passe par les médias est vérifié et vrai.
L’«effort» est une notion obsolète dans notre époque. Tout est à notre disposition, il n’y a donc pas besoin de réfléchir.

L’information est là, sous nos yeux. Il y a également des gens qui sont là pour penser à notre place.


Voilà pourquoi l’on peut parler de maintien de la stupidité, tout semble fait pour que nous ayons le moins de moyens à disposition pour tenter d’être moins stupides.

En fait, nous avons énormément de moyens de nous renseigner, de pousser notre réflexion, de se forger nos propres idées, mais ce n’est pas la stratégie la plus mise en avant par les médias.
C’est donc à nous de faire les efforts nécessaires, de prendre notre courage à deux mains et de nous ouvrir à la culture, afin de sortir du troupeau.

Le bonheur par la désinformation et la censure.

La plupart des choses que nous connaissons sur le monde sont des choses que nous n’avons pas pu constater par nous même. Souvent, l’information nous est relayée par le biais des médias, ou simplement par le bouche à oreille.
Nous avons les moyens de nous informer, nous avons les moyens de connaître la situation du monde qui nous entoure.
Mais est-ce que cela nous rend plus heureux?

Quand on regarde les informations à la télé, qu’est-ce qu’on voit: Des mauvaises nouvelles, encore et toujours.
Des catastrophes, des attentats, des délinquants…

Quand on regarde un film, une série, ou même quand on lit un livre, il y a souvent un message que l’on veut nous transmettre, des idéaux, une certaine vision de la société.

Certains intellectuels, certains réalisateurs, certains artistes cherchent à nous faire prendre conscience de choses qu’ils considèrent comme étant une vérité générale. Des choses qui vont nous influencer, auxquelles on va parfois choisir d’adhérer sans pouvoir vérifier soi-même l’information avancée.


Désinformation

Imaginons un instant un monde où nos seules connaissances se limiteraient à ce que l’on verrait de nos propres yeux, sans être influencé par quoi que/qui que ce soit?

Un monde où je me lèverais le matin sans consulter facebook, où j’irais au travail pour y fréquenter des personnes qui ne connaissent rien du monde extérieur, où je rentrerais chez moi et me divertirais autrement qu’en regardant un film, ou n’importe quel média voulant me transmettre un quelconque message, où les seules choses que je saurais sur le monde seraient les choses que j’aurais pu observer pendant ma journée.

Un monde où je ne serais pas au courant des malheurs qui se passent ailleurs, où je n’aurais aucun moyen d’être au courant, et où je n’imaginerais même pas l’éventualité qu’il puisse exister le malheur quelque part.

Dans le monde tel qu’il est, si demain on m’annonce que telle ville a subit une attaque terroriste, ou que telle catastrophe a eu lieu à telle endroit, ça ne va pas me laisser indifférent. Ça va peut-être même me gâcher ma journée.
Alors que le simple fait de ne pas avoir eu cette information m’aurait permis de passer une bonne journée.

Si demain j’apprends que telle personne m’a trahi, que telle personne m’a trompé, que ce que je pensais de quelqu’un ou de quelque chose était erroné, ça va peut-être m’affecter aussi, alors que le simple fait de vivre dans l’ignorance m’aurait permis d’éviter ça.

Censure des idéologies

Certains médias, comme certains films, certaines émissions, certains écrits littéraires, cherchent à nous pousser à la réflexion, à pousser notre vision sur le monde, voir même à développer ou à adhérer à des idéaux.

Imaginons un instant un monde où personne ne nous pousserait à réfléchir sur quoi que ce soit. Un monde où nous serions en face d’une certaine réalité que nous ne chercherions pas à critiquer, où nous n’en aurions pas les moyens intellectuellement.

Les différences d’idéologies sont la source de nombreux conflits, notamment pour ce qui est des idéologies d’ordre religieux ou politique.
Jamais toute la population ne pourra s’entendre, car nous vivons dans une société qui met plus l’accent sur le groupe, représenté par telle idéologie, que sur l’unicité de la population mondiale. Comme exemple parmi tant d’autres, le monde est séparé en plusieurs pays, chacun avec des idéaux politiques différents.

Imaginons qu’il n’y ait qu’une seule personne, une seule idéologie dominante, qui dirige le monde, et où la population n’aurait aucun moyen de la remettre en cause.
Alors nous serions tous plus ou moins « heureux », mais au moins, nous ne serions pas influencé par l’idée d’une vie meilleure, puisqu’il n’y aurait aucune alternative politique ou idéologique.


L’enfance est synonyme d’innocence. Nous observons le monde, mais nous sommes encore trop jeune pour pouvoir l’analyser avec la maturité d’un adulte. De plus, les adultes cherchent à nous cacher certains événements, certaines choses qu’ils jugent comme n’étant « pas de notre âge ».

Une fois que l’on arrive à un certain âge de maturité, nous sommes alors confronté à la réalité. Nous sommes en mesure de voir les failles de la société, et cela peut-être très mal vécu par certaines personnes.
Le fait d’avoir acquis des outils intellectuels, des connaissances sur la société permettant de la voir comme étant faillible devient alors responsable d’une grande partie des problèmes psychologiques auxquels un homme peut être soumis.


Et pourtant, c’est la nature humaine qui veut que nous soyons capable de réfléchir, de se poser des questions, de se révolter, c’est ce qui nous distingue de l’animal.
Nous n’agissons pas juste par instinct, nous calculons tout, peut-être trop.

Sommes-nous vraiment plus heureux ainsi?

Les oscars, un show millimétré?

Lundi, la 88e édition des oscars a eu lieu.
Et étonnamment, c’est la première fois en 8 ans que l’audience a été aussi faible! Seulement 34 millions de téléspectateurs, contre 37,3 millions l’année dernière.

Pourquoi?

Selon cet article de Variety, cette baisse d’audience est due en partie aux films nominés qui ont pour la plupart eu beaucoup de succès auprès d’un public âgé de plus de 25 ans, voir de plus de 35 ans pour Mad Max. Une certaine population de jeunes de moins de 25 ans se sentirait donc moins concernée par les oscars, puisque peu de films nominés n’ont été exclusivement destinés à un public jeune.

Une autre raison aussi, est la polémique concernant le fait qu’il y ait très peu de noirs nominés aux oscars, certaines personnes ayant surement choisi de boycotter le show pour cette raison.
D’ailleurs, l’humoriste Chris Rock qui a présenté la cérémonie a joué de cette polémique en plaisantant beaucoup sur le sujet.

Les oscars, un show millimétré?

Je vais maintenant aborder un point qui me semble intéressant, à savoir de quelle manière, sous quelle forme est construit le show, et comment s’établit la relation entre cette cérémonie diffusée par les médias et nous, téléspectateurs.
Comment une simple remise de prix à tenir en haleine 34 millions de personnes?

1 – Le choix du présentateur

D’abord, comme je l’ai dit précédemment, le présentateur choisi pour présenter la cérémonie est un humoriste qui semble avoir une assez bonne notoriété, Chris Rock. Il est évident que si l’on choisissait un présentateur ordinaire qui se contentait d’annoncer les prix, cela serait moins divertissant, le téléspectateur aurait donc peu d’intérêt à regarder la télé pour suivre l’événement, d’autant plus que l’on peut facilement le suivre sur les réseaux sociaux.

La présentation de l’événement a été ponctuée par de nombreuses plaisanteries, et notamment par rapport à la polémique sur le peu de noirs nominés aux oscars, comme j’en parlais précédemment. Le fait d’évoquer cette polémique sur le ton de la plaisanterie permet de l’aborder de manière à la fois intelligente et divertissante, sans être trop direct envers le spectateur, ce qui permet de le maintenir en haleine.

2 – L’attente d’un événement majeur

Lors de cette cérémonie, il y a une question existentielle qui se posait auprès des téléspectateurs: « Leo va t-il enfin avoir son oscar? »
Leonardo DiCaprio a déjà été nominé plusieurs fois lors d’oscars antérieurs, mais sans jamais obtenir un prix, jusqu’à ce qu’il l’obtienne pour « The revenant ».

Tout le show a été construit dans le but de retarder la réponse à cette grande question! En effet, la remise des prix s’effectue en commençant par les prix les plus « techniques », comme par exemple celui du meilleur montage, des meilleurs costumes, des meilleurs décors, des meilleurs maquillages, etc.
Et c’est seulement à la fin du show qu’on en arrive au prix du meilleur acteur, du meilleur réalisateur et enfin du meilleur film.
Autrement dit, tous les plus gros prix sont attribués à la fin de la soirée, ce qui n’est pas un hasard, cela permet de pousser le téléspectateur à rester devant sa télé jusqu’au bout!

3 – Un événement musical

Les oscars, ce n’est pas une cérémonie uniquement dédiée au cinéma, mais aussi à la musique! … Bon, la musique de films, certes, mais quand même!
Et en l’occurrence, on a eu l’occasion durant cette soirée de suivre la prestation de Sam Smith pour une interprétation de sa chanson « Writing’s On The Wall », musique du générique du dernier James Bond Spectre qui a d’ailleurs obtenu l’oscar de la meilleure chanson.
On a également eu droit à l’excellente interprétation de « Earned It » par The Weeknd, et de l’émouvante interprétation de « Til It Happens To You » par Lady Gaga, qui pour moi méritait bien plus l’oscar de la meilleure chanson que Sam Smith.

Le fait de ponctuer le show avec des prestations musicales d’artistes populaires, spécialement mises en scènes pour la soirée, permet encore une fois de maintenir l’audience.

4 – Des discours engagés

Cette cérémonie, en plus d’être un simple show divertissant, a également eu vocation à transmettre différents messages afin de faire réfléchir le public sur des sujets d’actualités.

Notamment, Leonardo DiCaprio a fait un discours assez touchant sur le changement climatique en allant chercher son prix, incitant la population à ne pas procrastiner et à soutenir dès maintenant les personnalités politiques qui prônent la cause environnementale.

Autre discours marquant, celui de Lady Gaga à travers sa chanson « Til It Happens To You », une chanson écrite pour le documentaire The Hunting Groud qui évoque le phénomène des agressions sexuelles sur les campus universitaires américains.
A la fin de sa prestation, un groupe de personnes, garçons et filles, victimes d’agressions sexuels sur des campus, sont arrivés avec chacun une inscription écrite sur le bras, comme « NOT YOUR FAULT », « UNBREAKABLE », « IT HAPPENED TO ME ».

Bref, tout cela montre que cette cérémonie des oscars a également tenté de transmettre des messages au public, au travers de discours ne laissant pas indifférent.

MAIS, les limites de la télévision

Tout semble avoir été mis en oeuvre pour faire passer une bonne soirée au téléspectateur et le maintenir en haleine jusqu’à la fin.
Toutefois, certains éléments de taille liés à la diffusion télévisée peuvent dissuader de suivre le show jusqu’au bout.

1 – La publicité omniprésente

Le nombre de publicité lors de cette soirée était juste HALLUCINANT! Je n’avais jamais vu ça.
J’avais entendu dire que le nombre de pubs sur les chaînes de télévision américaines était bien plus important que sur les chaînes françaises, mais à ce point là?

Après chaque remise d’un prix, on avait droit à une séquence de pubs, cela devenait assez lourd à la fin.
Lorsque l’on est plus habitué à regarder les émissions à la télévision, cela peut faire un choc, il faut s’attendre à s’en prendre plein la face!

2 – L’inaccessibilité à la chaîne

Il y a quelque chose de vraiment dommage, qui est que l’on est pas censé avoir accès aux chaînes de télévision des Etats-Unis en dehors des Etats-Unis.
En l’occurrence, là où je suis, au Canada, il nous était impossible d’accéder légalement aux chaînes de télévision diffusant les oscars, à cause d’une question de droits internationaux.
Cela a réduit considérablement l’accessibilité à cette cérémonie.

De manière générale, je trouve cela vraiment dommage d’être privé de certains programmes dans certains pays. Et cela a forcément une influence sur l’audience.
Rien que pour les oscars, un très grand nombre de personnes ont eu recours à des moyens illégaux pour y avoir accès, ce sont donc des vues qui n’ont probablement pas été comptabilisées dans l’audience. Ces restrictions ne profitent donc ni à nous, ni à la chaîne en question.

3 – Les malaises

Dans ce genre de shows télévisés, il y a toujours ces moments de malaise, de gaffes, que l’on ne peut ni prévoir ni couper au montage à cause de la diffusion en direct.

Les oscars n’y ont donc pas échappé, avec notamment certaines plaisanteries de Chris Rock qui sont mal passées, donc une dans laquelle il fait venir 3 enfants asiatiques en évoquant les comptables qui vérifient les votes pour déterminer les gagnants.
Il en rajoute une couche en ajoutant « Si quelqu’un est blessé par cette blague, je vous invite à tweeter votre mécontentement sur votre téléphone, qui a lui aussi été fabriqué par ces enfants »
Une plaisanterie qui a été jugée comme étant d’assez mauvais goût, puisque ces 3 enfants qui n’ont pas dit un mot de toute la séquence étaient présents sur scène dans l’unique but d’être les cibles de blagues racistes.

Autre malaise durant la cérémonie, lorsque Sam Smith est allé chercher son oscar. En effet, il a clamé être probablement le premier homme ouvertement gai à gagner un oscar, ce qui n’était pas du tout le cas. Ce sujet a fait polémique, à tel point que Sam Smith a décidé de quitter les réseaux pour un moment.
Une simple petite erreur peut donc aller vraiment très (trop) loin dans le cadre d’un show à si grande échelle.

Conclusion

Bref, en conclusion, malgré les baisses d’audience, l’organisation des oscars se fait toujours avec minutie dans le but de maintenir en haleine le téléspectateur, à travers l’ordre de remise des prix, le choix du présentateur, etc. Mais cela n’empêche pas que le format télévisé à grande échelle impose des contraintes, notamment l’obligation de diffuser de la publicité, les restrictions à la chaîne liée aux lois, ou encore l’absence de droit à l’erreur qui peut être à l’origine de polémiques parfois démesurées.

Médias et concentration intellectuelle

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Les médias nous détournent de toute activité intellectuelle.

Il y a un phénomène que je constate depuis longtemps et dont j’aimerais parler.
Nous vivons entourés par les médias. Que ça soit la télévision, le téléphone, l’ordinateur, les médias sont tout autour de nous, il devient vraiment difficile de s’en isoler.
Et alors, et je ne sais pas si c’est le cas pour vous, mais lorsque j’essaie de me concentrer sur l’apprentissage d’un cours, un devoir de mathématiques, ou tout autre travail qui requiert un effort intellectuel, j’ai tendance à ne pas être capable de rester concentré dessus du début jusqu’à la fin, et entre deux, je divague (vague), je fais un tour sur YouTube, je fais un tour sur Facebook… Et évidemment, j’ai tendance à vouloir jeter un œil au contenu qu’on me propose. Je peux consulter ces sites à n’importe quel moment, on me proposera toujours du nouveau contenu susceptible de m’intéresser (puisque celui-ci est souvent ciblé, basé sur nos goûts). L’accessibilité, et même la sur-accessibilité à du contenu ciblé a tendance à me détourner de mes objectifs.
En plus, on tend de plus en plus à travailler uniquement avec les ordinateurs. En un clic, je peux passer de mon document Word sur lequel je travaille à ma page Facebook par exemple… La tentation de commettre ce clic fatal est souvent bien grande, et a tendance à me coûter cher en temps perdu.

Autant, quand je travaille sur un montage, ou sur une composition musicale par exemple, ou sur quoi que ce soit qui ne nécessite que de la pratique, ayant déjà les connaissances requises, n’ayant pas à fournir de grand effort intellectuel, j’arrive à rester concentrer sur ce que je fais.
Mais dès qu’il s’agit par exemple de lire un texte qui requiert toute mon attention, je suis tiraillé entre ce texte qui nécessite toute ma concentration, et tout le contenu multimédia qui m’est accessible sans que je n’ait à faire aucun effort.

Les activités intellectuelles sont elles-mêmes apportées par les médias

Il y a un phénomène que je trouve assez paradoxal, qui est qu’une partie des contenus multimédias que l’on nous propose cherchent à nous apporter des connaissances sur un sujet. On peut prendre par exemple les documentaires à la télévision, certains films, etc. Sur YouTube surtout, on trouve toute une diversité de chaînes qui cherchent à la fois à nous divertir, afin de garder notre attention, mais aussi à nous délivrer un message, en nous apprenant quelque chose.
Donc au final, les médias nous détournent de notre activité intellectuelle, pour finalement à leur tour satisfaire notre intellect en nous proposant une forme plus divertissante.

Comme le soutient justement l’École de Francfort, le contenu que l’on nous diffuse cherche le divertissement pour nous maintenir réceptif au message, et c’est valable quelque soit le contenu diffusé, même celui qui veut nous faire réfléchir. Nous pensons être libres dans notre façon de choisir ce que nous visionnons, mais au final, nous avons tendance à choisir le contenu le plus divertissant et donc à privilégier la forme plutôt que le fond que l’on veut nous transmettre.
Instinctivement, je vais avoir tendance à préférer écouter une personne avec une bonne voix et un certain sens de l’humour me parler d’un sujet plutôt que de lire un texte me parlant du même sujet mais avec un style plus lourd et un vocabulaire compliqué. (Ce n’est qu’un exemple, il existe des tas de textes où l’auteur fait l’effort d’utiliser des effets de styles et un vocabulaire accessible à tous.)

Nous sommes habitués au divertissement, donc nous avons plutôt tendance à nous instruire avec du contenu qui se veut également divertissant. Cette tendance peut donc nous limiter dans notre faculté à nous concentrer sur un contenu intellectuel qui nous paraît lourd au premier abord.

Nous sommes aujourd’hui très assistés par tous les appareils électroniques qui nous entourent et nous donnent accès aux médias sous toutes les formes possibles. Cette assistance devient quasiment naturelle pour nous, l »information nous parvient sans que nous n’ayons à faire d’effort particulier, et cela fait que lorsque c’est à nous de fournir un effort, cela devient plus difficile.

Un cercle vicieux

Pour conclure, nous sommes soumis à un certain cercle vicieux.
Non seulement les médias ont tendance à nous interrompre dans notre concentration sur un travail qui nécessite un effort intellectuel, mais ils deviennent aussi résultats logiques de notre absence de concentration.
Je suis entouré de médias, donc je n’arrive pas à me concentrer.
Je n’arrive pas à me concentrer, donc je consulte les médias…

Diffusion médiatique dès l’enfance?

 

En cette soirée, alors que je n’avais aucune énergie et que je ne savais absolument pas quoi écrire sur mon blog, je suis tombé sur cet article du blog Savoir foncer dans les murs, montrant la vidéo d’une fille de 9 ans devant la caméra, réalisant un vlog. Cet article, sans trancher sur la question, amène à nous interroger sur ce phénomène qui consiste à exposer ou à laisser les enfants s’exposer sur Internet dès leur plus jeune âge.
Est-ce bon ou mauvais?

J’ai eu envie de rebondir sur cet article parce que j’ai tout de suite pensé à une personnalité très jeune dans le domaine de la musique.
Il s’agit d’un rappeur américain populaire sur YouTube (environ 5,5 millions d’abonnés), qui a commencé à rapper et tourner dans des clips dès l’âge de… 7 ans!

Il s’agit de MattyBRaps. Il a 13 ans aujourd’hui mais réalise des covers de chansons connues depuis 2010.

Voici un exemple de ses vidéos parmi tant d’autres (ici une de ses plus vieilles vidéos, pour que cela impacte mieux mes propos):

Eh oui, à 7 ans, on peut déjà le voir en train de rapper sur du Taylor Swift, du Katy Perry, du Far East Movement, du Ke$ha… Bref, tous les chanteurs à succès, ce qui démontre un aspect bien commercial derrière ses vidéos.
Et son succès ne s’arrête pas là! MattyBRaps continue de sortir régulièrement des covers, avec parfois même des featuring avec d’autres personnalités du milieu musical.

On peut voir aussi que la réalisation des clips est professionnelle. On devine qu’il y a pas mal d’adultes qui doivent travaillent à mettre en avant l’image du jeune rappeur.
Je vous ai volontairement montré ce clip-là parce qu’il met également en scène un certain nombre d’autres enfants.

Bref, là où une petite fille de 9 ans parle devant la caméra, aidée par sa cousine de 15 ans, sans se donner de style particulier et d’une manière qui me semble plutôt honnête pour son âge, on a ici affaire à une personnalité dont l’image du « rappeur » est largement mise en avant et exploitée par des adultes, et qui a tout de même un très grand nombre de fans, ce qui implique potentiellement un très grand nombre d’autres enfants qui sont influencés par son « style » et qui vont surement chercher à l’imiter.

Je me souviens d’une amie qui était quasiment scandalisée de voir une personne aussi jeune en face de la caméra, considérant qu’il était inadmissible pour les parents de pousser ses enfants à s’afficher d’une telle façon face à la caméra.

Personnellement, je suis un peu moins catégorique sur la question.
Pour moi, si un enfant présente, même très tôt, un certain talent et un certain goût pour le chant (ou ici pour le rap), alors ce n’est pas forcément négatif si les parents prennent l’initiative de mettre en avant leur enfant, tant que cela ne devient pas humiliant pour lui.
Là où ça devient problématique, c’est si les parents profitent du talent de leur enfant afin de générer des revenus sur son dos.

Maintenant, je peux comprendre que cela puisse mettre un peu mal à l’aise, tant l’enfance de ce garçon est surement vécue différemment d’une enfance traditionnelle. Il est déjà confronté à l’exposition médiatiques, aux conditions de tournage, etc.

Il est déjà confronté à un certain nombre de « haters », on peut lire par exemple ce commentaire (qui je l’avoue m’a fait sourire) sur l’une de ses vidéos:

« I have a theory. I think hitler traveled through time, Saw this video, went back, and started the Holocaust… Essentially this kid is the reason that millions of innocent jews died. »

Bref, beaucoup de choses que l’on est pas « censé » vivre à cet âge-là!

Maintenant, bien ou mal, je ne saurais pas vraiment y répondre moi non plus.

Sexisme et perfection dans le milieu musical.

Monika Kruse lors d’un live.

97% des DJ du top 100 du célèbre magazine DJ Mag sont des hommes.

Aujourd’hui, je vais vous parler du sexisme dans le milieu musical, et plus spécifiquement dans le milieu de la musique électronique, auquel je m’intéresse beaucoup.

Le top 100 du magazine DJ Mag regroupe chaque année les DJ les plus populaires du moment. Et le constat que j’ai pu faire en regardant le classement de 2015 m’a un peu interpellé:
Seulement 3 artistes sur les 100 sont des femmes!

Et parmi ces 3 artistes, on retrouve NERVO (un duo de deux sœurs) en 24ème position, et beaucoup plus loin, en 84ème position, le groupe Krewella composé de deux femmes et d’un homme, et enfin, en fin de classement, en 94ème position, l’artiste Miss K8.

Ce n’est pas tout, les statistiques montrent que dans les festivals de musique électronique, il n’y a qu’un petit nombre d’artistes féminins en programmation.
Par exemple, un article de Konbini (http://www.konbini.com/fr/tendances-2/place-femmes-musique-electronique/) datant d’il y a un an a montré que le pourcentage de femmes en programmation dans les festivals était négligeable comparé au pourcentage d’hommes. Par exemple, l’Ultra Music Festival, l’un des plus gros festivals de musique électronique au monde, n’a compté que 13 femmes sur les 207 artistes en 2015.

Et encore, il faut tenir compte du fait que, dans un festival, il y a les artistes mis en avant (que l’on retrouve sur la main stage), et les autres dont on fait beaucoup moins la publicité, qui sont un peu à l’écart. Par exemple, lorsqu’on regarde le line-up du Tomorrowland 2015 (un autre festival très populaire), on ne retrouve sur la main stage qu’un seul artiste féminin, ou plutôt un duo d’artistes, Nervo.

Le constat est ainsi: La majorité des producteurs de musique électronique et DJ mis en avant sont des hommes.


Qui sont les responsables? Quels sont les motifs?

D’abord, ce qu’il faut savoir, c’est que la majorité des DJ les plus populaires font parti d’un petit nombre de maisons de disques qui détiennent le monopole de la musique électronique dont Mr. Tout-le-monde entend parler.
Par exemple, les artistes Dimitri Vegas & Like Mike, HardwellMartin Garrix, et Tiësto, respectivement 1er, 2ème, 3ème et 5ème du classement, font ou ont tous déjà fait parti du label Spinnin’ Records, qui produit majoritairement de la house progressive.

Ce sont donc ces quelques labels qui ont le monopole qui choisissent de mettre en avant certains artistes plutôt que d’autres, et en l’occurrence, plutôt des hommes que des femmes.
D’ailleurs, regardons quelques photos, respectivement d’Hardwell, Martin Garrix et Tiësto:

En fait, il y a un phénomène que l’on constate de manière évidente.
La majorité des DJ « populaires » possèdent les caractéristiques suivantes:

  • Ce sont des hommes.
  • Ils sont jeunes ou paraissent jeunes.
  • Ils possèdent un physique avantageux, leur permettant de plaire plus facilement au public.

Je vais vous révéler un petit secret, même si je m’éloigne un peu du sujet de base. Vous n’êtes pas obligé de savoir composer de la musique pour devenir célèbre. (Et ça vaut pour n’importe quel type de musique, pas seulement l’électronique.)
Si vous avez un physique avantageux et beaucoup d’argent, vous pouvez faire appel à ce que l’on appelle des ghost producers pour composer la musique à votre place, et la publier sous votre nom.
Ce n’est pas le cas pour les 3 DJ que je viens de vous présenter et qui sont pour moi très talentueux, d’ailleurs Hardwell et Martin Garrix ont eux-même déjà été des ghost producers, mais par contre, les premiers DJ au classement de DJ Mag, Dimitri Vegas & Like Mike, ont déjà fait appel à des ghost producers pour composer leur musique.

Cette pratique du ghost producing démontre que certains labels (comme Spinnin’ Records encore une fois) mettent en avant leurs artistes avec des musiques qu’ils n’ont pas composés eux-même, au lieu de mettre en avant les auteurs talentueux de ces compositions!
Pourquoi? Simplement parce que c’est mieux pour la communication.

Pourquoi je parle de tout ça?
C’est simplement pour expliquer qu’il y a des critères de perfection qui se sont mis en place dans le milieu de l’électro commercial, et que ces critères ne dépendent pas de votre talent en production mais plutôt de votre apparence physique.
La house progressive est un style de musique qui cherche à mon avis à plaire plus aux femmes qu’aux hommes, ce qui explique pourquoi la majorité des artistes mis en avant sont des hommes.

Le rôle de la femme dans le milieu commercial.

– La femme comme outil de communication.

Si jamais vous regardez les vidéos des grands festivals de musique électronique, vous remarquerez qu’étrangement, le caméraman choisit assez souvent de filmer des femmes en petite tenue, en pleine extase devant notre DJ beau gosse.

En fait, il paraît très clair que les femmes sont utilisées par les festivals comme des moyens de communication, du genre « Venez, à Tomorrowland, les filles sont bonnes! »
Il y a surement des filles moches, mais ça, vous ne les verrez jamais sur les vidéos.
Et justement, toute cette communication fait qu’on associe progressive house à filles bonnes. On fait ressortir une certaine image de ce style musical extrêmement commercialisé au travers de la femme qui ne devient alors qu’un objet maketing.

– La femme comme complément artistique.

Dans les clips musicaux commerciaux, les labels ont souvent tendance à mettre en scène des femmes. Avant, on voyait énormément de clips avec des femmes se trémoussant en petite tenue.
Heureusement, les labels ont compris que la population commençait à se lasser de tous ces clips pornos, et maintenant, même si la femme est toujours beaucoup mise en scène, on a droit à des clips plus originaux! Un exemple:

Bon, en ce moment, les clips complètement fuckés sont assez à la mode aussi: https://www.youtube.com/watch?v=JxEiIeoet6Q

D’autre part, les producteurs de musique électronique ajoutent souvent une voix féminine à leur composition, comme pour y ajouter de la consistance.

Au final, les femmes sont très « utilisées » par les gros labels de musique électronique, mais pas en tant qu’artistes principaux, mais plutôt en tant que compléments. On met en avant les DJ qui composent (ou non d’ailleurs, je parlais de ghost producing tout à l’heure) la musique, puis en second plan les femmes qui viennent agrémenter le tout.


En conclusion:

Bref, tout cela consistait à expliquer pourquoi l’on voit très peu de DJ féminins sur la scène commerciale de la musique électronique, et montrer que des critères de perfection se sont mis en place quand à la sélection des DJ.

Heureusement, la commercialisation est très restreinte puisqu’elle ne concerne quasiment qu’un seul type d’électro, qui est la house progressive. Il existe des tas d’autres types d’électro beaucoup moins commercialisés et qui laissent donc place à des DJ qui sortent de ces critères de perfection, et donc à des femmes (même si elles restent tout de même minoritaires) et à des personnalités bien différentes de celles du milieu commercial!

Je vous laisse avec un mix très sympathique d’une femme très sympathique, Monika Kruse, que je viens de découvrir et qui nous propose de la techno minimaliste très agréable à écouter!

Le problème de l’éducation

Récemment, je suis tombé sur un article du blog litteratiemediatique.com qui évoquait un court-métrage intitulé « Je suis le machisme ordinaire », réalisé dans le cadre du Nikon Film Festival, que vous pouvez voir ici.

Il s’agit d’un court-métrage dénonçant le machisme, qui apparaît dès le plus jeune âge. Le film est en fait une reconstitution de témoignages que le réalisateur a recueilli sur internet, comme il l’a indiqué en commentaire d’une critique qui lui a été adressée:
« Je n’ai rien inventé, j’ai recoupé divers témoignages que j’ai recueilli et lu à droite à gauche. »
Le court-métrage est qualifié de « court-métrage brillant » par le site Positivr. D’après ce même site, il s’agit d’« un coup de poing puissant mais qui frappe juste et bien là où il est essentiel de taper fort ».

Honnêtement, techniquement parlant, on ne peut pas reprocher grand chose à la réalisation. On sent le professionnalisme chez le réalisateur tant les plans sont soignés. La qualité est bien présente, toutefois, je suis moins fan de l’interprétation des acteurs.
D’ailleurs, sans mauvaise foi aucune, j’ai même ris au début, car l’interprétation des parents de William relevait pour moi du comique. Lorsqu’ils se lèvent chacun leur tour pour expliquer la situation à la mère, leur mouvement est net, on entend même le « whoosh » en bruit de fond, et leur intervention manque pour moi de naturel.
J’apprécie la volonté du réalisateur et le message qu’il souhaite porter, mais je trouve que le texte est un peu surjoué, et c’est ce manque du naturel qui fait que je n’ai pas frissonné, que je n’ai pas ressenti ce « coup de poing » auquel je m’attendais.

Ensuite, et j’en viens à un point sur lequel je souhaite vraiment m’attarder, le vrai problème qui est souligné dans ce court-métrage n’est pour moi pas tant le problème du machisme, mais plutôt le problème de l’éducation.

L’enfant qui commet des attouchements sexuels est-il réellement responsable de ses actes? Je dirais que c’est surtout aux parents que l’on peut en vouloir. On grandit en étant influencé, d’une part et en plus grande partie, par l’éducation qui nous vient de nos parents, et d’autre part, par notre environnement, nos fréquentations.
En fait, nous sommes bien plus réceptifs à l’éducation de nos parents durant notre enfance. Une fois que nous entrons dans une phase d’adolescence, notre éducation de base est faite, nous sommes voué à vivre avec, et il est selon moi très difficile de modifier cette éducation. Bien sûr, différents facteurs extérieurs tels que nos relations sociales, nos expériences, notre découverte du monde, sont en mesure de nous faire mûrir, en quelque sorte de nous « compléter », mais je pense que nous restons fondamentalement ce que nos parents ont fait de nous, indépendamment de notre volonté… Cela peut être une bonne ou une très mauvaise chose, selon encore une fois l’éducation que nous avons reçu.

J’ai une mère professeur des écoles, qui chaque jour parle de ces parents irresponsables et de tous ces enfants qui ne reçoivent pas l’éducation qu’ils méritent, de tous ceux que l’on qualifie de « cas sociaux ».
J’ai beaucoup de peine en me disant que chaque jour, des Hommes sont mis au monde et sont voués à une éducation et des conditions de vie misérables qui leurs sont imposées, sans qu’ils n’aient rien demandé…

Enfin bref, je m’éloigne du sujet de base, mais j’aurais tant à dire là-dessus!

J’espère que ça vous aura tout de même intéressé, n’hésitez pas à laisser des commentaires!

 

Art de consommation?

Il y a quelques jours, j’ai été amené à lire un essai de Benjamin WalterL’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique.

Pour résumer, c’est une œuvre qui aborde l’évolution de l’art et la vision du spectateur à l’égard de cet art à une époque où les techniques de reproductibilité sont très rependues.
Selon Benjamin, ce qui faisait la nature d’une œuvre d’art était son aura, sa valeur culturelle, son hic et nunc (« Ici et maintenant »). Grâce à la reproductibilité, et notamment avec la photographie et le cinéma, l’art se démocratise et perd de sa valeur culturelle au profit de valeurs sociales et politiques.

Je trouve ce texte intéressant en ce qu’il soulève un aspect important de l’art dans notre société actuelle, à savoir l’art en tant que produit de consommation.
Aujourd’hui, l’art touche de nombreux domaines: Le cinéma, la musique, la photo, la peinture, le jeu vidéo…
De plus, l’évolution de la technologie et des logiciels informatiques permettent maintenant à n’importe quel amateur ou professionnel de produire une œuvre d’art, qu’elle soit « bonne » ou « mauvaise ». J’utilise volontairement le terme « produire » pour insister sur l’idée que nous sommes dans une société qui privilégie la production de masse, au détriment de la qualité de l’œuvre. En tout cas, c’est mon ressenti personnel.

Au cinéma par exemple, lorsqu’un film a du succès, on veut toujours produire une suite, puis une suite à la suite, etc. La motivation est ici le désir de produire un maximum pour générer plus d’argent, ce qui amène à des suites parfois moins bonnes que l’original. Ce phénomène est le même dans le milieu du jeu vidéo, où de nombreuses entreprises choisissent aujourd’hui de développer leurs jeux en vitesse pour générer de l’argent, là où dans le passé, elles prenaient le temps de réaliser des jeux de qualité.

Dans le milieu de la musique, c’est encore pire. De nombreuses maisons de disques misent sur la quantité de musiques produites pour se faire connaître. Je pense notamment au milieu de la musique électronique (que je fréquente beaucoup), où l’on peut trouver énormément de chaînes Youtube dédiées à la production de musique électronique. L’accessibilité logicielle à la composition musicale laisse en effet place à un très grand nombre d’artistes et donne lieu à une concurrence rude.
Une concurrence qui justement est probablement à l’origine de ce désir de produire toujours plus et toujours plus vite, afin de dépasser ses concurrents.

Au fil du temps, les techniques de production deviennent de plus en plus accessibles, si bien que le spectateur se retrouve noyé dans un flot continu d’œuvres d’art, ne pouvant avoir l’œil sur tout. Ce phénomène de production massive se retrouve chez le spectateur en ce que nous sommes bien plus dans la consommation de l’oeuvre que dans sa contemplation.
Là où avant, nous pouvions prendre le temps de voir, de re-voir et de re-revoir un film, par attachement profond pour le film en question (je pense notamment à tous ces Disney que nous avons vu des tas de fois dans notre enfance) ou pour en analyser tous les aspects, aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus dans une attitude de consommation, où l’on regarde un film pour se divertir, ou par notre obsession à vouloir voir tous les films du monde, puis on enchaîne avec un autre film, puis encore un autre, et ainsi de suite…

C’est en cela que je comprends la vision de Benjamin, en ce que l’aura d’une oeuvre d’art se perd un peu au profit de la production et de la consommation de masse.

135 000€ d’amende pour critiquer la politique?

Eh oui, je viens d’apprendre que les députés du groupe socialiste à l’Assemblée nationale avaient signé l’amendement n°CL387, qui vise à sanctionner les « hoax », c’est à dire les fausses informations politiques (canulars) qui ont pris le l’ampleur sur les réseaux sociaux.

Plus précisément, les députés socialistes parlent de sanctionner les fausses informations

« lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi aura pris une dimension virale telle qu’elle en aggrave l’ampleur »

A première vue, cela pourrait paraître positif, les fausses informations pouvant avoir un rôle de désinformation sur les plus crédules d’entre nous.
Mais on est en droit de se demander s’il n’y aurait-il pas d’autres motifs cachés derrière cet amendement, des motifs visant à jouer en la faveur des politiciens.
Pourquoi voter cet amendement maintenant, étonnement à l’approche des élections présidentielles de 2017?

Ensuite, qui peut se prétendre suffisamment savant pour juger de la véracité d’un propos politique? Les politiciens eux-même?
Finalement, tout ce qui est contraire à ce que je qualifierais de vérité officielle, celle véhiculée par les médias de masse, serait donc considéré comme faux et donc sanctionnable?
Le cas échéant, notre liberté d’expression pourrait bien en prendre un coup.

On est en droit de se questionner sur cet amendement et sur sa portée.
Je ne vais pas trop me prononcer, mais j’admets que ça a tendance à me faire un peu peur.

Et vous, quel est votre point de vue? N’hésitez pas à vous exprimer en commentaire!

 

Sources:

http://www.medias-presse.info/le-ps-voudrait-reprimer-la-critique-de-la-politique-publique-sur-internet-et-les-reseaux-sociaux/47295

http://www.numerama.com/politique/138483-les-socialistes-veulent-sanctionner-le-buzz-sur-de-fausses-informations.html