Le bonheur par la désinformation et la censure.

La plupart des choses que nous connaissons sur le monde sont des choses que nous n’avons pas pu constater par nous même. Souvent, l’information nous est relayée par le biais des médias, ou simplement par le bouche à oreille.
Nous avons les moyens de nous informer, nous avons les moyens de connaître la situation du monde qui nous entoure.
Mais est-ce que cela nous rend plus heureux?

Quand on regarde les informations à la télé, qu’est-ce qu’on voit: Des mauvaises nouvelles, encore et toujours.
Des catastrophes, des attentats, des délinquants…

Quand on regarde un film, une série, ou même quand on lit un livre, il y a souvent un message que l’on veut nous transmettre, des idéaux, une certaine vision de la société.

Certains intellectuels, certains réalisateurs, certains artistes cherchent à nous faire prendre conscience de choses qu’ils considèrent comme étant une vérité générale. Des choses qui vont nous influencer, auxquelles on va parfois choisir d’adhérer sans pouvoir vérifier soi-même l’information avancée.


Désinformation

Imaginons un instant un monde où nos seules connaissances se limiteraient à ce que l’on verrait de nos propres yeux, sans être influencé par quoi que/qui que ce soit?

Un monde où je me lèverais le matin sans consulter facebook, où j’irais au travail pour y fréquenter des personnes qui ne connaissent rien du monde extérieur, où je rentrerais chez moi et me divertirais autrement qu’en regardant un film, ou n’importe quel média voulant me transmettre un quelconque message, où les seules choses que je saurais sur le monde seraient les choses que j’aurais pu observer pendant ma journée.

Un monde où je ne serais pas au courant des malheurs qui se passent ailleurs, où je n’aurais aucun moyen d’être au courant, et où je n’imaginerais même pas l’éventualité qu’il puisse exister le malheur quelque part.

Dans le monde tel qu’il est, si demain on m’annonce que telle ville a subit une attaque terroriste, ou que telle catastrophe a eu lieu à telle endroit, ça ne va pas me laisser indifférent. Ça va peut-être même me gâcher ma journée.
Alors que le simple fait de ne pas avoir eu cette information m’aurait permis de passer une bonne journée.

Si demain j’apprends que telle personne m’a trahi, que telle personne m’a trompé, que ce que je pensais de quelqu’un ou de quelque chose était erroné, ça va peut-être m’affecter aussi, alors que le simple fait de vivre dans l’ignorance m’aurait permis d’éviter ça.

Censure des idéologies

Certains médias, comme certains films, certaines émissions, certains écrits littéraires, cherchent à nous pousser à la réflexion, à pousser notre vision sur le monde, voir même à développer ou à adhérer à des idéaux.

Imaginons un instant un monde où personne ne nous pousserait à réfléchir sur quoi que ce soit. Un monde où nous serions en face d’une certaine réalité que nous ne chercherions pas à critiquer, où nous n’en aurions pas les moyens intellectuellement.

Les différences d’idéologies sont la source de nombreux conflits, notamment pour ce qui est des idéologies d’ordre religieux ou politique.
Jamais toute la population ne pourra s’entendre, car nous vivons dans une société qui met plus l’accent sur le groupe, représenté par telle idéologie, que sur l’unicité de la population mondiale. Comme exemple parmi tant d’autres, le monde est séparé en plusieurs pays, chacun avec des idéaux politiques différents.

Imaginons qu’il n’y ait qu’une seule personne, une seule idéologie dominante, qui dirige le monde, et où la population n’aurait aucun moyen de la remettre en cause.
Alors nous serions tous plus ou moins « heureux », mais au moins, nous ne serions pas influencé par l’idée d’une vie meilleure, puisqu’il n’y aurait aucune alternative politique ou idéologique.


L’enfance est synonyme d’innocence. Nous observons le monde, mais nous sommes encore trop jeune pour pouvoir l’analyser avec la maturité d’un adulte. De plus, les adultes cherchent à nous cacher certains événements, certaines choses qu’ils jugent comme n’étant « pas de notre âge ».

Une fois que l’on arrive à un certain âge de maturité, nous sommes alors confronté à la réalité. Nous sommes en mesure de voir les failles de la société, et cela peut-être très mal vécu par certaines personnes.
Le fait d’avoir acquis des outils intellectuels, des connaissances sur la société permettant de la voir comme étant faillible devient alors responsable d’une grande partie des problèmes psychologiques auxquels un homme peut être soumis.


Et pourtant, c’est la nature humaine qui veut que nous soyons capable de réfléchir, de se poser des questions, de se révolter, c’est ce qui nous distingue de l’animal.
Nous n’agissons pas juste par instinct, nous calculons tout, peut-être trop.

Sommes-nous vraiment plus heureux ainsi?

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2 thoughts on “Le bonheur par la désinformation et la censure.

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